Vous souhaitez savoir qui utilise votre MacBook Pro en votre absence ? Un script Bash simple peut capturer automatiquement une photo toutes les 5 secondes et l’envoyer sur iCloud. Je vous propose dans cet article un petit guide pour vous expliquer comment mettre en place ce système !
Étape 1: Créer un script pour capturer une photo
Tout d’abord, nous allons créer un script Bash qui prendra automatiquement une photo via la webcam intégrée de votre Mac.
Ouvrez le Terminal et tapez :
mkdir -p ~/WacSecurity && cd ~/WacSecurity
nano autopicture
Ajoutez le code suivant dans le fichier :
#!/bin/bash
function screenIsLocked { [ "$(/usr/libexec/PlistBuddy -c "print :IOConsoleUsers:0:CGSSessionScreenIsLocked" /dev/stdin 2>/dev/null <<< "$(ioreg -n Root -d1 -a)")" = "true" ] && return 0 || return 1; }
while [[ true ]]; do
if screenIsLocked; then
/Applications/ffmpeg -f avfoundation -r 30 -i "0" -frames:v 1 ~/Library/Mobile\ Documents/com~apple~CloudDocs/PasswordWrong/vid-$RANDOM.png
sleep 5
fi
done
Enregistrez avec CTRL + X, puis Y et Entrée.
Attention ! Rendez le script executable avec la commande suivante:
chmod +x ~/WacSecurity/autopicture
Étape 2: Configurer le lancement automatique au démarrage
Créez un fichier Bash qui sera exécuté au démarrage de macOS :
Pour que le script fonctionne, il faut autoriser l’accès à la webcam :
Allez dans Préférences Système > Sécurité et confidentialité.
Dans l’onglet Confidentialité, sélectionnez Appareil photo.
Ajoutez Terminal à la liste des applications autorisées.
Ajoutez le programme launch dans les programmes de lancement du Mac (applications au démarrage)
Étape 4 : Stocker les images en sécurité sur iCloud
Vous pouvez configurer iCloud Drive pour sauvegarder les images automatiquement :
Placez le dossier ~/WacSecurity dans iCloud Drive.
Vérifiez dans Préférences Système > iCloud que iCloud Drive est activé.
Conclusion : Une sécurité renforcée contre les intrusions
Avec ce script, votre MacBook Pro capture une photo toutes les 5 secondes même lorsqu’il est verrouillé. Cela peut être utile en cas de vol, de tentative d’intrusion ou de harcèlement. Les images étant stockées sur iCloud, vous pourrez les récupérer à distance en toute sécurité.
Notez que vous pouvez changer le timing pour passer d’un délai de 5 secondes à 30 secondes (en faite, la durée que vous voulez) !
Vous trouverez les photos dans votre iCloud dans le dossier créé au préalable “PasswordWrong”.
Mettez en place ce hack dès maintenant pour mieux protéger votre MacBook Pro ! Découvrez quelques scripts python que j’ai développé pour mon appareil MacOS sur mon Github dédié !
On y est, mon aventure au Québec s’achève en cette fin 2024. Après avoir découvert l’été Canadien, j’ai bravé les premières neiges de l’hiver Québécois. Aujourd’hui, je vous propose un retour d’expérience sur ma mobilité internationale au Canada au sein de l’Université de Sherbrooke.
Ce document est avant tout destiné aux futurs étudiants des Universités Paris 8 et Paris Nanterre qui souhaitent voyager au Québec pour la mobilité internationale durant leur master. Car en effet, j’ai eu l’opportunité de passer un semestre à l’étranger dans le cadre de mon Master en recherche-création au sein de l’EUR ArTeC.
Ce document est aussi un petit avant goût pour votre futur voyage au Canada si vous préparez votre mobilité internationale ! Et après un semestre passé au pays de la Poutine et dupâté chinois, laissez-moi vous donner quelques pistes sur votre futur environnement de travail.
Le cadre de vie sur Sherbrooke
La ville de Sherbrooke est une jolie ville du Québec, située à deux heures trente de Montréal. Dans cette ville, vous trouverez l’Université de Sherbrooke (et notamment son Campus principale, étant donné que j’ai étudié dans le département informatique de l’école), mais aussi plusieurs centre commerciaux (avec Le Carrefour de l’Estrie), mais aussi un nombre incalculable de restaurants Tim Hortons !
L’un des quartiers que vous pourrez découvrir est Wellington, qui comporte des cafés sympa (j’écris ces lignes depuis le café FARO), des petits restos sympa, la Maison du Cinéma (pour voir vos blockbusters favoris)… Et cette rue débouche sur la Magog, le fleuve local.
Durant l’été, vous aurez l’opportunité de découvrir le parc Jacques Cartiers, avec ses activités estivales, ses écureuils et ses chemins de marche agréables.
Vous avez également le parc du Mont Bellevue qui, comme son nom l’indique, propose un très jolie panorama sur les environs de Sherbrooke.
L’université de Sherbrooke
Je tiens à vous prévenir tout de suite: ça bosse beaucoup au Québec. Durant les cinq cours que j’ai eu l’occasion de suivre, il y avait des TP à rendre toutes les deux semaines au moins pour toutes les matières informatique. Et en mathématiques, c’est toutes les semaines que nous devions rendre des travaux pratiques !
C’est un rythme assez intense, sachant que pour ma part, j’avais aussi les réunions régulières avec ma classe de Master en visioconférence, avec des travaux à rendre. Il est donc indispensable de rester hyper organisé pour bien travailler les rendus dans les temps imparti !
Également, les enseignants sont très gentils (c’est le Québec !) et très cordiaux. Bien que les cours soient riches en contenus, les enseignements étaient très pédagogues et hyper professionnels. Sachant que tous les enseignants que j’ai croisés étaient aussi chercheurs au sein de l’université, n’hésitez pas à discuter avec eux et leurs assistants de cours (qui sont souvent des doctorants) sur leurs matières: c’est hyper inspirant et motivant pour découvrir la vision de leurs métiers des gens qui sont à l’autre bout du monde.
Concernant le cadre de travail, vous avez plusieurs bibliothèques et services disponibles (dont de l’impression, un complexe sportif, des associations étudiantes). Pour ma part, j’ai eu l’opportunité de passer sur la radio universitaire de l’Université ! Je pense que c’est durant votre mobilité que vous pouvez expérimenter plein de choses différentes, et vous découvrir de nouvelles passions/compétences.
Les formalités: l’Assurance maladie au Québec et les formulaires de départ/arrivée
Une chose à savoir absolument quand vous serez étudiant au Québec: la CAQ se paye dès l’arrivée à l’Université. En effet, Sherbrooke est partenaire de la banque Desjardins qui vous avance l’assurance maladie sur votre séjour. Sachez qu’en tant qu’étudiant français, vous pouvez lier l’assurance maladie du Québec à l’Assurance maladie française. Vous pouvez donc demander à votre caisse Ameli les documents nécessaires pour le remboursement, notamment le formulaire Québécois de la CAQ qu’il faudra faire remplir par votre université et par votre caisse Ameli pour bénéficier du remboursement.
Également, pensez bien à remplir votre formulaire d’arrivée et de départ dédié à votre Université pour valider la mobilité internationale. Et pour les étudiants de l’EUR ArTeC, vous devez transmettre et faire compléter le formulaire ArTeC ET le formulaire de votre université en France (Paris Nanterre ou Paris 8).
Attention à aussi prendre une option “mobilité internationale” pour votre compte bancaire ! Certains français autour de moi ont eu de sacré surprises sur les taxes des retraits et paiements effectués à l’étrangers ! Et en plus, c’est moins cher si vous êtes étudiants.
Que faire à Montréal
Je suis resté quelques jours à Montréal, je peux donc vous recommander quelques activités que j’ai vécue sur la ville de Justin Trudeau.
J’ai notamment fait la Biosphère et le Biodôme.
La Biosphère, qui est située à proximité du village olympique (avec le stade olympique de Montréal), est un musée en intérieur. C’est incroyable ! Vous y verrez pingouins, singes, et autres animaux exotiques dans leurs milieux reconstitués.
Le Biodôme est un musée dédié à la nature, avec de l’art, des parcours pédagogiques et de la mise en scène immersive (normal, c’est le Québec !), qui allie technologie et art didactique.
Les deux activités sont à faire absolument, pour petits et grands.
Personnellement, j’ai mis deux heures trente de marche pour aller d’un lieu à un autre. Si vous faites ce chemin à pieds, vous aurez l’occasion de traverser le fleuve Saint-Laurent, et de découvrir les rues de Montréal avec des quartiers dotés de “skyscrapers”, et presque dix minutes après finir dans un quartier résidentiel. C’est vraiment rigolo à faire.
Vous aurez aussi l’occasion de remarquer la lumière de Montréal, c’est vraiment une lumière très spécifique, et l’ambiance y est très conviviale. Car sans transition, je vous propose aussi des activités nocturnes ! Le Centre ville et le vieux centre sont vraiment sympas à voir le soir. Je recommande vivement le restaurant de poutines La Banquise. C’est cher, mais leurs poutines sont effectivement à la hauteur de leurs renommées.
Je recommande également le vieux Caribou, un bar bien sympa, plein de vie.
Et si vous avez toujours l’esprit sportif, je vous recommande ABSOLUMENT de découvrir le Mont Royale qui offre une vue imprenable du Montréal. La vue est splendide, et la ballade vous offrira une superbe aventure. Mais prenez à vous équiper de bonnes chaussures de marche: ça monte fort, et la côte est pentue !
Et d’ailleurs, en parlant de sport…
Le hockey, “Phoenix Go go Phoenix Go !”
La ville de Sherbrooke a sa propre équipe de Hockey: Les Phoenix de Sherbrooke. Et l’Université propose des tarifs réduits sur les match à domicile. Vous aurez donc l’opportunité de découvrir le hockey et l’ambiance festive des matchs !
Et au cas où vous vous poseriez la question: les règles sont simples à comprendre ! Et en plus, très régulièrement dans le match, les joueurs transforment le hockey en match de match.
Si vous êtes français, c’est à découvrir de toute urgence !
Et pour finir… un petit résumé de ce que j’ai fais ce semestre
Si vous avez des questions à me poser sur mon voyage pour mieux préparer le vôtre, je vous invite à me contacter via mes réseaux sociaux ! De mon côté, j’ai suivi des cours en imagerie numérique, en structures de données, en Interface Utilisateur et multimédia, en mathématiques (algèbre) et en programmation fonctionnelle. Ces différentes matières très scientifiques ont été abordées car je voulais construire mon propre logiciel d’animation 3D pour mes projets de recherche-création au sein de l’EUR ArTeC et il était indispensable de m’approprier les techniques et les savoirs mathématiques derrière mon art numérique !
Durant mon voyage, j’ai bossé entre autre sur:
un moteur de rendu en temps réel développé en C++ et en OpenGL, avec les modèles de Phong, les dernières techniques à jour pour le pipeline de l’animation et du rendu 3D
des TPs en structures de données (C++) pour mieux entrevoir les techniques d’optimisations technologiques
des TPS de programmations fonctionnelles (Lisp via DrRacket) pour la gestion des flots en temps réel. Je tiens à signaler que ce cours est très difficile, mais vraiment passionnant.
des TPs de mathématiques en algèbre (avec du calcul de matrice, de déterminants…)
des TPs de cours d’Interface multimédia, avec des profs qui n’ont rien à voir avec ce que j’ai pu connaitre en France. Le Québec à trente ans avance sur la France, au moins !
Je tiens à préciser que ces cours sont très techniques et vraiment porté sur l’ingénierie et la programmation informatique. Si vous êtes étudiants à en art à ArTeC comme moi, assurez-vous d’avoir les bagages nécessaires pour vous lancer dans ces cours ! Il y a aussi un département création, des départements multimédia qui seront certainement plus vous parler si vous avez un parcours plus artistique.
J’ai également effectué diverses activités extra-scolaires:
la présentation de chronique sur la radio universitaire CFAK pour les matinales le 9
du sport, avec de longues ballades et de la course à pied. J’ai notamment croisé des écureuils et des familles de cerfs !
Si vous êtes étudiant à ArTeC, je vous recommande la mobilité internationale au Québec: les québécois sont vraiment sympa (c’est cliché mais c’est vrai), et l’ambiance est absolument différente de la France.
Si ce post de blog vous a plu ou vous a aidé, n’hésitez pas à m’envoyer vos retours et à me laisser un petit message si vous êtes au Québec.
Et voici un article sur la question que se posent plein d’animateurs en herbe: comment créer ma web-série d’animation en indé, sans ressources, sans diplômes, mais avec plein de passion ! Créateurs, vous êtes au bon endroit !
La création d’une web-série d’animation indépendante (en anglais ils appellent ça “indie animation” !) peut sembler être un projet ambitieux, mais avec les bons outils, une planification minutieuse et beaucoup de passion, c’est tout à fait réalisable. Je m’appelle Griffure, j’ai créé ma web-série d’animation en indé, et je te propose un petit pipeline pour à ton tour raconter des histoires en dessin animé.
Définir l’Idée et l’Histoire de ta web-série d’animation
Trouver une idée originale : Ton idée doit être unique et personnelle. Prends le temps de réfléchir à ce que tu veux raconter et comment tu veux le faire. Une bonne histoire est la clé du succès de toute web-série d’animation.
Saches que le coeur d’un projet animé est à mon sens les personnages originaux que tu vas créer pour donner vie à ton histoire. Ces personnages peuvent être inspiré par ta vie, tes expériences, par des oeuvres qui t’ont marqué ou déçu… Au travers du character design, du world building, des fiches de personnages et des prémices du scénario, tu vas pouvoir développer une bible littéraire et une bible graphique qui vont te donner une idée de ce que tu veux raconter. Ces documents sont indispensables pour montrer ton travail à des professionnels !
Écrire le scénario : Une fois ton idée définie, écris le scénario de ta série. Développe les personnages, les dialogues et les arcs narratifs. Un bon scénario doit être bien structuré et contenir des éléments qui captiveront l’audience que tu cibles.
L’écriture du scénario est le plus important, pas seulement car c’est l’une des seules choses qui resteront dans l’esprit du spectateur, mais parce que le scénario est ce qui va organiser et mettre en lumière tes personnages et ton univers.
Making-of: UNAI, ma web-série d’animation en indépendant
Planifier la Production
Créer un storyboard : Le storyboard est une représentation visuelle de ton scénario. Il te permettra de visualiser chaque scène et de planifier les angles de caméra, les mouvements des personnages et les transitions.
J’ai personnellement mis beaucoup de temps avant de faire mes storyboards, mais son peut aussi s’en passer aujourd’hui avec les outils de pré-visualisations ou des photographies.
Établir un planning : Créer une web-série d’animation demande du temps. Établis un planning réaliste pour chaque étape de la production, de l’animation à la post-production.
J’ai personnellement mis beaucoup de temps à faire exister mon projet. Au delà de l’apprentissage et de la mise en place de mon univers, ce n’était pas souvent ma priorité. Cependant, prendre le temps de créer une histoire même si elle se découle sur le long terme peut-être une idée de montrer son évolution et ses compétences en action.
Choisir les Outils et Logiciels en tant qu’indé
Sélectionner les logiciels d’animation : Il existe de nombreux logiciels d’animation disponibles, comme Blender, Toon Boom, ou Adobe Animate. Choisis celui qui correspond le mieux à ton style et à tes compétences.
Investir dans du matériel : Bien que l’animation puisse être réalisée avec des outils numériques, un bon ordinateur, une tablette graphique et un logiciel de montage vidéo sont des investissements essentiels mais pas obligatoire.
Je recommande chaudement l’utilisation de logiciels open-source et gratuit qui sont de plus en plus adoptés dans les studios d’animation professionnels. L’usage de technologie open-source permet d’apprendre à construire des projets sur des outils qui seront des normes sur le long terme. Ainsi, tu t’appropries des outils qui pourront devenir tes outils dans ta vie professionnelle !
Animer ta Série
Travailler l’animation : L’animation est l’étape la plus technique. Que tu optes pour une animation 2D traditionnelle, 3D ou une combinaison des deux, assure-toi de maîtriser les bases du mouvement et de l’expression des personnages.
Il existe de très nombreux logiciels permettant de fabriquer des images pour des films d’animation. Et ils découlent tous du processus que tu vas utiliser: 3D, dessin tradi, stop-motion…
Si un jour tu trouves que l’image n’est pas à la hauteur de l’histoire que tu racontes: c’est normal ! Faire ta web-série en indépendant implique un investissement titanesque et souvent sans retour sur investissement (du moins, au début). Le plus important est de montrer ton évolution et tes capacités d’adaptations. La créativité né toujours de la contrainte.
Créer ta web-série d’animation indé est un parcours long et sinueux, et cela demande beaucoup de temps et d’apprentissages: au delà de l’animation et de la technique, il y a la compréhension des outils de l’audiovisuel, la manière de faire produire ta série pour la montrer au plus grand nombre…
Cependant, saches que ce travail ne sera jamais vain car il t’ouvrira de nombreuses portes dans le monde professionnel ! Après tout, quitte à créer, autant montrer l’évolution de tes talents !
Ajouter des voix et des effets sonores : Une bonne animation est accompagnée de voix claires et d’effets sonores appropriés. Tu peux faire appel à des acteurs de voix ou enregistrer tes propres voix. Les effets sonores et la musique ajoutent également de la profondeur à ton animation. Attention cependant à bien prendre le temps de travailler le son: je me suis souvent pressé à cette étape, et c’est pourtant la partie la plus importante.
Le sound design est aussi un travail à part entière: il en découle de très nombreux métiers différents. T’essayer à ces savoirs-faire te permettra de mieux converser dans le futur avec les équipes son, et ainsi fluidifier cette partie de travail. En l’occurence, l’animation laissant part-belle aux effets sonores, c’est une matière à bien creuser !
Finaliser et Publier
Faire le montage final : Le montage est une étape cruciale où tu rassembles toutes les pièces de ton projet. Utilise un logiciel de montage vidéo pour assembler les scènes, ajouter les effets sonores et la musique.
Publier ta série : Choisis une plateforme de diffusion pour ta web-série. YouTube, Vimeo ou des plateformes dédiées à l’animation peuvent être de bonnes options. Assure-toi de promouvoir ta série sur les réseaux sociaux et autres canaux pour attirer une audience.
Promouvoir et Interagir avec ton Audience
Crée des comptes sur les réseaux sociaux pour ta série et partage régulièrement des mises à jour, des teasers et des coulisses de la production.
Également, réponds aux commentaires, organise des sessions de questions-réponses et implique ton audience dans le processus créatif. Une communauté engagée est essentielle pour le succès à long terme de ta série.
Mais personnellement je n’ai pas une immense communauté, mais je pense que mes projets pourront me permettre à terme de séduire de nombreuses personnes et de les passionner pour mon projet ! En attendant, ma web série d’animation a son Facebook et son Instagram !
Créer une web-série d’animation indé est un voyage passionnant qui demande du temps, des efforts et de la créativité. En suivant ces étapes et en restant dédié à ton projet, tu peux donner vie à tes idées et captiver une audience avec ton travail. Bonne chance dans cette aventure animée !
Le Chat et le Nuage est un manga français illustré et écrit par Monica Pasqualini. Voici ma critique !
Le Chat et le Nuage est un manga français… Bon, disons le terme, un manfra (ce mot est difficile à prononcer !) illustré et écrit par Monica Pasqualini. Poétique, magnifiquement dessiné, habite d’adorables personnages hauts en couleurs – et pourtant, c’est un manga en noir et blanc ! Quand deux frères chatons croisent un nuage mignon comme tout qui se révèle être un orage hyper-badass, c’est parti pour la critique garantie 10% Griffure et 90% ULM !
Narration et thèmes
Sur l’île de Koï vivent deux frères orphelins: le grand frère, Rudy, et le petit frère Milo. Alors que le grand s’entraîne pour devenir pêcheur, son petit frère rêve d’aviation. Hélas, la mort des parents de nos protagonistes ont refroidi nos deux chatons de ressortir l’avion du garage.
C’est alors que Hop, un petit nuage tombe du ciel et change la vie de nos deux amis, et s’apprête peut-être à sauver leur village de la météo locale.
Entre les orphelins qui essaient de se construire un avenir, la confrontation fraternelle ponctuée par la pêche dangereuse (non mais la taille du poisson quoi) et la réparation du bi-place, pleins d’arcs narratifs s’entremêlent dans cette oeuvre bien ficelée et adorablement mise en page.
J’ai été surpris par la qualité de l’écriture. En seulement deux Tomes, l’autrice parvient à nous offrir une jolie aventure, dont les arcs sont extrêmement bien pensés, avec des rebondissements éloquants et des résolutions de situations épiques, le tout en nous faisant découvrir un univers chat-oyant pour petits et grands (je suis si fier de mes jeux de mots, mais hélas, je sens que je ne suis pas le premier à l’avoir fait).
Milo est intrépide, paradoxalement plus courageux que son frère sur certains aspects. Les phobies des personnages et leurs réactions sont super bien mises en scènes, et les relations entre les personnages sont pure, et leurs interactions authentiques. Au programme donc, liberté, amitié, fraternité (j’écris ces lignes après une dissolution de l’assemblée nationale, du coup, les idées fusent, comme vous pouvez le constater).
Hop navigue dans le récit tel un spectateur, en hésitant parfois, souvent à interférer dans le récit. Milo, lui, est en proie à des sentiments telle que la mélancolie alors qu’il contemple le village dans lequel il vit, puis s’éprend d’hyperactivité alors que Hop vient chambouler son quotidien d’apprenti aviateur.
Les arcs narratifs sont pensés pour nous emporter dans les ambivalences des personnages: craintes, amour, deuil… Ils apportent chacun à la trame ce qu’il faut d’insouciance et de gravité.
Graphisme et Esthétique
J’ai été immédiatement séduit par le trait que nous offre le manga. Des petits chats qui partent à l’aventure, un univers kawaï où se rencontrent aviation, île paradisiaque et duo improbable. Si la plupart des gens y verront une référence aux Ghibli et plus particulièrement à Porco Rosso, j’y vois personnellement une référence à Super Baloo (Tales Spin) mélangée à une influence Miyazakienne qui va ensoleiller votre lecture et votre journée (mais pas celle des personnages, sinon, ça marche pas les jeunes) !
Félicitations à Hop qui passe en deux tomes de petite créature fragile à super sayenne qui défonce des orages sans se poser de question. Prends en de la graine San Goku ! Ici, pas de cinq minutes qui tiennent (allez, la référence c’est cadeau).
En bref, les dessins sont mignon comme tout, le character design est syper cool, les décors sont insane. Par contre, c’est interdit aux fumeurs: pas besoin d’ajouter de nuages ici.
On découvre le village des chats, les amis de Rudy qui sont tous dotés de design évidemment amusant.
Quand l’onirique devient univers, quand l’aventure s’envole, quand une amitié se partage. C’est bien, mais c’est trop mignon quoi !
Pour ceux qui cherchent une lecture adorable tout en étant sûr de justifier votre achat à votre moitié en disant « mais non, c’est aussi pour les enfants », « Le chat et le nuage » est une œuvre à lire sans attendre: prenez de la hauteur !
Note: adorable/20
Le Chat et le nuage, de Monica Pasqualini (Linktree). Disponible sur Amazon.
Avant de partir, saviez-vous que j’ai une chaîne YouTube dédiée à l’animation et aux créations artistiques ? 🎨✨
Car en plus d’écrire ce blog, je réalise mes propres oeuvres transmédia !
Alors rejoignez-moi dès à présent pour découvrir mes web-séries et créations originales. Ne manquez pas les dernières productions avec du jeu vidéo, des dessin animés, des devlogs, de la bande dessinée… En bref, des histoires à découvrir…